Uniting Europe

Plus les Grandes Fêtes progressent, plus elles rappellent leur autre nom: les Journées Terribles. Pour certains, il semble que le chaos croissant à Jérusalem-Est est orchestré avec la campagne diplomatique du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. Ron Prosor, ambassadeur d’Israël à l’ONU a, quant à lui, exprimé sans équivoque ses pensées au sujet de la question quand il a déclaré: “Lorsque les Palestiniens mettent le feu au Mont du Temple, Mahmoud Abbas y jette de l’huile et le Conseil de sécurité souffle sur les flammes; c’est une recette pour faire exploser la région “.

Et tandis que l’enfer se déchaîne dans notre capitale, et que les frontières du sud et du nord s’échauffent, nous, les juifs, faisons ce que nous faisons le mieux: nous chamailler et jouer au jeu du blâme. Et comme pour ajouter de l’huile sur le feu, le boycott international s’est intensifié d’un cran quand la capitale de l’Islande a déclaré le boycott sur tous les produits israéliens.
Vers où se tourner alors? J’ai vu une fois un jeune couple à Tel-Aviv vêtu de T-shirts qui ont attiré mon attention. Sur leurs chemises, on pouvait simplement lire: “Si rien ne va, unissez-vous!” J’ai pensé: “Comme c’est sensé.” Avec ces quelques mots, ils ont capturé l’essence de notre problème et de sa solution.”

Nous disons toujours à propos de nous-mêmes que nous nous unissons uniquement lorsque nous sommes en guerre ou que des pressions externes nous forcent à être solidaires. Ceci est vrai, mais dès que la pression disparaît, nous jetons notre unité par la fenêtre jusqu’à ce que la prochaine menace se présente.

En fait, il est tout à fait compréhensible que nous ne soyons pas enclins à nous unir. Après tout, qui veut être «comme un seul homme dans un seul cœur», comme nos pères l’étaient au pied du mont Sinaï? Certes, c’est ainsi que nous sommes devenus une nation, mais c’était il y a longtemps et ceci ne nous engage plus. Ou bien sommes-nous encore responsables?

Dans de nombreux messages et des articles publiés dans certains des médias les plus populaires au monde, j’ai expliqué pourquoi ce précepte nous lie maintenant comme il nous a toujours liés. Mais qu’il nous lie ou non, là n’est pas la question. Après tout, qui peut forcer quiconque à s’unir contre son gré? Au lieu de cela, le point que je souligne, c’est que l’unité est en elle-même un outil si puissant qu’il peut anéantir un ennemi ou faire face à tout défi. C’est cette unité qui nous a fait gagner notre guerre d’indépendance, et non pas nos armes sophistiquées (inexistantes) ou la vaste expérience au combat (manquante) de nos soldats. C’est aussi le manque d’unité, autrement connu comme “la haine sans fondement,” qui nous a fait perdre notre terre au profit des vainqueurs, il y a deux mille ans.

Pour comprendre pourquoi l’unité est impérative à notre réussite, nous devons regarder les choses sous un angle plus large. Un des aspects les plus fascinants de mon travail en tant que scientifique spécialisé en biocybernétique médicale était l’interdépendance des systèmes humains. Je me suis rendu compte que rien dans la nature n’est isolé, et que l’organisme n’est en santé que lorsque tous les systèmes le soutiennent mutuellement. Dès qu’un organe fonctionne au détriment de l’organisme, la maladie se déclare.

Plus j’examinais cette question, plus je réalisais que cette règle s’applique à chacun des éléments de l’univers. Chaque élément est à la fois un système et une partie d’un système plus grand. Par conséquent, la maladie d’un sous-système affecte immédiatement le bien-être de l’ensemble du système de la réalité. Quand une quantité critique de défaillances se produit, ou lorsque des systèmes critiques fonctionnent mal, le système s’effondre.

En étudiant l’ontologie, la philosophie, et la Kabbale, j’ai appris que la même règle qui régit les systèmes physiologiques de l’homme régit également nos systèmes sociaux. La seule différence réside dans le fait que les humains font partie du système lui-même, et il leur est donc difficile de voir qu’il en est ainsi. Pire encore, si nous reconnaissons cela, nous devons alors cesser d’être égocentriques et commencer à travailler au bien-être de notre société, tout comme toute autre partie de la réalité. Ceci est un prix que beaucoup trouvent trop lourd à assumer en ce moment.
Mais nous, les juifs, avons une fois payé le prix et remporté la Palme: nous sommes devenus une nation lorsque nous nous sommes engagés à aimer notre prochain comme nous-mêmes et à être “comme un seul homme dans un seul cœur.” Nous avons obtenu une patrie puissante et une culture florissante qui a fourni au monde la base morale et éthique reconnue par tous comme vraie jusqu’à ce jour. Pouvons-nous le faire maintenant? Non, à moins de nous unir.

Si nous restons aussi séparés que nous le sommes à présent, nous continuerons à être une partie défectueuse du système, et le monde va nous blâmer pour ses malheurs. Les nations savent que les juifs ont donné au monde les valeurs qui permettent de mener une vie heureuse, mais manifestement, personne ne peut vivre à la hauteur de ces valeurs. Dans l’ancienne société hébraïque, nous avons vécu selon ces valeurs, et le monde attend donc notre exemple. Les nations nous blâment pour les guerres, parce qu’elles ne peuvent pas s’unir, et sans donner l’exemple nous ne les guidons pas.
Donc, même si nous le faisons pour les autres, et non pas pour nous-mêmes, le moment est venu de s’unir. Maintenant, au début de l’année, il est temps de révolutionner nos attitudes l’un envers l’autre et d’être vraiment une lumière pour les nations, un brillant exemple d’unité et de responsabilité mutuelle, l’ancien insigne de notre nation. Si nous le faisons, nous rétablirons l’équilibre du système social humain, et l’humanité tourmentée prospérera en pleine vigueur et vitalité.

Et si tout cela semble un peu trop, il suffit de penser: “Si rien ne va, unissez-vous!”

Cette année, puissions-nous tous nous surpasser et nous unir en un seul cœur.

Shana Tova ! (Bonne Année!)

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