Uniting Europe

Les événements et les processus qui remuent notre planète sont reliés entre eux si profondément que leurs racines convergent vers une cause unique.

 

Depuis 2008, le monde a connu crise après crise. Si vous les examinez séparément, vous pourriez penser que rien ne connecte, par exemple, la crise financière de 2008 au printemps arabe, ou la montée du terrorisme islamique au flot de migrants inondant l’Europe, et maintenant les États-Unis. Vous pourriez croire aussi que la victoire de D. J. Trump et le Brexit britannique ne sont pas reliés ou que ces événements n’ont rien en commun avec les processus mentionnés plus haut.

En effet, reprendre ses esprits n’est jamais facile. Mais heureusement, la plupart des gens voient ou ressentent que les changements qui se produisent aujourd’hui sont tous reliés. La vérité, cependant, est encore plus étonnante en profondeur. Les événements et les processus qui bouleversent notre planète sont tous si profondément reliés que leurs racines convergent vers une seule cause.

 

La poursuite de la liberté

Depuis la nuit des temps, l’humanité a évolué à travers différents stades. Avec quelques fluctuations et irrégularités, nous sommes passés de l’esclavage au féodalisme (portant différents noms selon son origine géographique), et du féodalisme au capitalisme.

Maintenant, selon toute vraisemblance, nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère. Selon ce que nous pouvons déduire de l’émergence de forces réactionnaires et nationalistes en Europe et aux États-Unis, le régime qui découlera du capitalisme sera une forme fasciste de gouvernance totalitaire de style nazi.

Incidemment, à mon avis, le communisme russe ne faisait pas partie du courant global de l’évolution socio-économique humaine, puisqu’il n’a pas découlé de l’évolution naturelle de l’humanité, mais a été imposé à la nation russe. Dans un sens, ils ont sauté par-dessus le capitalisme et ils sont passés directement au régime totalitaire qu’ils ont appelé, combien ironique, « communisme ».

Le moteur de chaque stade de développement était le désir du peuple pour la liberté et la justice. Plus les gens sentaient qu’ils méritaient d’être traités avec dignité, plutôt que comme des objets, plus le système économique qu’ils établissaient était libéral. Les gens ont toujours été centrés sur eux-mêmes, mais à un moment donné de notre évolution sociale, l’ego s’est intensifié à un niveau tel que notre notion de liberté personnelle s’est transformée en un sentiment d’autopermissivité. Nous avons commencé à penser que tout nous est dû, que nous avions même le droit d’exploiter les autres si nous pouvions échapper aux conséquences. Ainsi a commencé l’époque dans laquelle nous vivons, l’ère de l’égoïsme.

 

Génération moi, moi, moi

À notre époque, la majorité de la population présente au moins plusieurs symptômes d’un narcissisme pathologique. Partout dans le monde, les gens ont élevé la richesse au rang d’idole et s’en servent comme seul étalon pour juger de la valeur des autres. Les gens fixent leur regard sur leurs téléphones intelligents, dans l’espoir d’éviter tout contact visuel avec des étrangers. Partout dans le monde, les gens sont seuls et déprimés.

L’aliénation sépare les peuples et les communautés jusqu’à la haine et le sectarisme. Aux États-Unis, après l’élection, par exemple, les conflits dans la société américaine ont atteint des sommets tels que, selon le New York Times, des électeurs de Clinton ont refusé de célébrer l’Action de grâce (Thanksgiving) avec des membres de leur famille, même proche, qui avaient voté en faveur de Trump.

En effet, quand le libéralisme devient synonyme de dissension et de séparation, et que le néo-libéralisme est un euphémisme pour l’exploitation capitaliste, il faut comprendre qu’un changement est imminent. Nous sommes allés aussi loin que l’ego nous l’a permis. À partir de maintenant, nous devons soit trouver une autre façon de nous développer, soit dévaler la pente sans freins.

 

Les deux forces du système de la nature

En dépit du tableau apocalyptique brossé plus haut, nous ne sommes pas obligés de péricliter, aucune loi ne nous y oblige. Il existe une avenue qui attend depuis toujours que nous allions dans sa direction. Tant que nous croyions que le chemin de notre ego allait nous conduire là où nous le voulions, nous n’avions aucune raison de regarder ailleurs. Maintenant que les choses ont changé, une autre possibilité émerge de la brume.

Si nous observons la nature attentivement, nous découvrirons que nous pouvons nous satisfaire en utilisant un paradigme tout à fait différent, un paradigme qui n’entraîne pas sa propre disparition, mais qui garantit notre prospérité et notre perpétuité. À l’exception du genre humain, toute la réalité fonctionne selon une interaction équilibrée de deux forces, l’une positive et l’autre négative. Ces forces se manifestent par le don et la réception, la connexion et la déconnexion, l’inspiration et l’expiration, le jour et la nuit, et toutes les oppositions qui se complètent mutuellement. Sans cet équilibre, notre monde n’existerait pas et nous non plus. En exploitant les autres et en recherchant l’autogratification, nous utilisons seulement la force négative, oubliant ainsi la force puissante qui connecte les atomes aux molécules, les cellules aux organes, les humains à leurs sociétés. Si nous pouvions exploiter le potentiel de la force positive, nous révèlerions un monde nouveau d’interactions et de possibilités inimaginables tant que nous ne les avons pas découvertes.

Encore mieux, si nous comprenons la nature de cette force positive, nous constaterons que nous ne devons pas changer nos vies pour la découvrir et travailler avec elle. Tout ce dont nous avons besoin, c’est dépasser nos limites. Plutôt que de nous percevoir comme des êtres humains séparés, luttant pour tracer tout seuls notre chemin dans la vie, nous pourrions nous imaginer comme une partie d’un système dont les individus prennent soin mutuellement les uns des autres comme des cellules qui veillent sur l’organisme qu’elles forment ensemble. Tout comme les cellules se nourrissent mutuellement, fournissant à chacune l’oxygène pour la respiration et les nutriments nécessaires à son fonctionnement, une société d’êtres humains connectés de cette façon pourrait rendre la vie de chaque individu légère et joyeuse. Si un pays tout entier fonctionnait de cette façon, ce serait le paradis sur Terre.

 

10.000 personnes veillent sur vous

Dans un article précédent, j’ai décrit l’impact immense de cette force positive sur la société qui, même pour un bref instant, pourrait faire en sorte que nous tissions des liens d’amitié avec nos ennemis les plus acharnés. J’aimerais dans cette partie de l’article donner des détails sur les bienfaits que l’utilisation de cette force positive aurait dans nos vies.

Dans mon dernier article, j’ai expliqué comment un récepteur radio fonctionnait pour recevoir les fréquences des stations que nous voulons écouter. Brièvement, pour recevoir une station radio, nous devons créer à l’intérieur de la radio la même fréquence que celle utilisée par la station émettrice, et quand le récepteur radio capte cette fréquence dans son environnement, il peut transmettre le programme de cette station.

La force positive est la force de connexion. Grâce à elle, les particules sont connectées pour former les atomes, les atomes pour former les molécules, les molécules pour former les cellules, et ainsi de suite. Lorsque nous pensons selon le mode « moi », nous nous refusons les bienfaits du mode de pensée « nous ». Les Cercles de Connexion tels que montrés dans les liens plus haut, créent une connexion spéciale entre les gens, qui « résonne » avec la force positive de l’extérieur. Le résultat est que la force positive commence à avoir de l’impact sur les participants. C’est pourquoi ils se sentent soudainement connectés, réunissant les juifs et les arabes dans une même grande famille.

Pour exploiter la force positive, nul besoin d’arrêter de veiller sur nous-mêmes. Au contraire, nous devons nous étendre et « inclure » les autres dans notre champ de vision, pour ainsi dire. Quand nous considérons la société comme une extension de nous-mêmes, et nous-mêmes comme une partie de la société, notre perception de la réalité s’élargit et englobe notre environnement tout entier. Lorsque cette transformation se produit dans une communauté de 10 000 personnes par exemple, tout à coup il y a 10 000 personnes qui veillent sur votre bien-être. Veiller sur votre communauté ne requerrait aucun effort de votre part parce que ce serait votre préoccupation pour les autres comparée à 10 000 autres qui prennent soin de vous.

Le rapport entre vos efforts envers la société comparés aux efforts de la société envers vous est tellement écrasant vis-à-vis de la société que cela nous libérerait littéralement de nous soucier de nous-mêmes. De plus, nous libérerions les énergies énormes que nous dépensons actuellement pour nous protéger d’éventuels dommages physiques ou émotionnels, au travail, dans nos relations, et même dans notre famille, énergies que nous pourrions utiliser comme bon nous semble. Nous pourrions réaliser notre plein potentiel sans nous préoccuper de l’échec ou du ridicule.

Dans une société qui utilise la force positive, nul besoin de travailler comme nous le faisons à présent. Aujourd’hui même, l’automatisation et la robotique peuvent exécuter le travail pour nous. Dans un futur proche, le travail humain deviendra un fardeau pour l’efficacité de la production. Cela nous libérera et nous pourrons nous engager dans une nouvelle occupation : générer la force positive.

Comme toute nouvelle technologie, nous pouvons nous attendre à ce que les technologies développées pour « récolter » la force de connexion s’améliorent au plus nous nous en servons, minimisant nos efforts de connexion et maximisant les bienfaits que nous en retirons. Le temps qui sera ainsi libéré, par la « disparition » du travail et l’amélioration de nos techniques de connexion, sera utilisé pour répandre les technologies dans le monde et améliorer nos compétences personnelles et nos passe-temps.

Avec un sens renouvelé du but de la vie, et une vision élargie de notre existence, la dépression disparaîtra et tous les maux qui y sont reliés s’évanouiront. Naturellement, il en ira de même avec les guerres et les hostilités, les gens n’ayant aucun désir de se battre quand ils veulent se connecter.

En ce moment, l’avenir de l’humanité semble plutôt lugubre. Cependant, ce n’est que pour nous pousser à trouver une autre voie, celle qui conduit à de nouveaux horizons que nous ne pouvions imaginer auparavant et qui sont cependant très très réels.

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