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Vents de changement sur l’arène internationale

Quand le chien de garde international semble regarder obstinément dans une seule direction, n’est-ce pas un signe de la présence d’un éléphant dans la salle ? La décision sans précédent des États-Unis de se retirer du Conseil des droits de l’homme de l’ONU constitue un point décisif dans le cadre d’une nouvelle approche globale visant à atteindre l’équilibre et l’efficacité des instances mondiales chargées de surveiller le respect des droits de l’homme.

L’ambassadeur des États-Unis aux Nations Unies, Nikki Haley, fervente porte-parole de cette nouvelle approche de changement sur la scène diplomatique et représentante de la vision de l’administration en place, a exposé avec fermeté les raisons pour lesquelles la décision a été entérinée : “Pendant trop longtemps, le Conseil des droits de l’homme a protégé les auteurs des violations de ces droits et a été un cloaque de préjugés politiques. Malheureusement, il est désormais évident que notre appel en faveur d’une réforme n’a pas été entendu.

Le geste est rafraîchissant. Il symbolise le commencement de la fin de l’ancien monde, caractérisé par la priorisation des intérêts de quelques-uns au détriment des intérêts de la majorité. Un nouvel ordre de l’interdépendance croissante de l’humanité est à l’origine du vent de changement. Et lorsqu’il s’agit en fait d’une machine distributrice d’argent comme les Nations Unies, dont le bilan en matière de résolution des problèmes les plus urgents du monde est très discutable, un tel changement est nécessaire.

L’ONU pointe du doigt certains pays et ferme les yeux sur les violations commises par d’autres. Selon le rapport des Nations Unies, de 2012 à 2015, 86 % des résolutions adoptées par l’Assemblée générale étaient dirigées contre un seul pays : Israël. Le Conseil des droits de l’homme a été l’un des principaux participants à cette activité. En moins d’une décennie depuis sa création en 2006, il a adopté 135 résolutions critiques à l’encontre de certains pays, dont plus de la moitié ont été prises à l’encontre d’Israël.

Paradoxalement, de nombreux pays membres qui évaluent les normes en matière de droits de l’homme et donnent des leçons aux autres sont considérés comme étant “non libres” par Freedom House : L’Afghanistan, l’Angola, le Burundi, la Chine, Cuba, le Congo, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Éthiopie, l’Irak, le Qatar, le Rwanda, l’Arabie Saoudite et le Venezuela.

La situation actuelle nous amène à reconsidérer la pertinence des instances internationales au service du mieux-être de l’humanité et à nous demander si nous devons maintenir l’existence d’organisations qui défendent avant tout les intérêts des élites politiques et financières.

Heureusement, des signes de transformation mondiale se dessinent. Les frontières des relations internationales s’estompent de plus en plus, comme nous l’avons vu récemment lors du sommet du G7 et de la rencontre entre le président des États-Unis et le président de la Corée du Nord. De nos jours, il est possible d’organiser une réunion à tout moment selon la nécessité. Il est inutile de créer des rassemblements de représentants en apparence pluralistes.

Le monde interdépendant d’aujourd’hui ne nécessite pas la création d’organismes représentatifs factices pour initier un rapprochement entre nous. Nous pouvons nous -mêmes, affermir notre solidarité et entraîner un changement radical de nos relations. Lorsque les dirigeants des nations et les peuples en général réaliseront le degré d’interdépendance mondiale, nous réussirons alors à progresser à grands pas vers l’avènement d’une société mondiale harmonieuse.

De quelle façon ? En créant des programmes éducationnels originaux qui feraient la promotion des relations humaines et nous aideraient à nous ajuster de bonne grâce aux nouvelles conditions d’interdépendance mondiale. En définitive, les gens doivent apprendre à accepter, comprendre et à bien s’entendre avec tout le monde, tout en étant également influencés par une atmosphère de compréhension réciproque, de solidarité, de conscience et de réceptivité. De tels programmes, guidés par un ” comité de la sagesse ” composé de gens qui ont à cœur les intérêts de la société, indiqueraient alors clairement que le futur radieux du monde ne dépend pas de l’ONU ni d’aucun autre acteur de la scène internationale, mais bien de la qualité des relations humaines.

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